Capital Fournisseurs et Partenaires

Capital Fournisseurs et Partenaires

Dans l’entreprise, la direction des achats est perçue comme « la main de fer ». Cela ne provient pas des acheteurs en tant que tels mais du rôle que l’entreprise leur demande de jouer : réduire les prix d’achat.

 

Nous pouvons annoncer à coup sûr un changement dans ce domaine.

 

En effet, dans l’économie de demain et déjà dans celle d’aujourd’hui, le fournisseur ne peut plus être considéré comme une ressource banalisée aisément remplaçable. Le fait que les entreprises externalisent de plus en plus n’a échappé à personne. La complexité croissante de chaque métier le justifie. Ainsi, pour des raisons de performance économique, la réponse à la question « make or buy », est de plus en plus souvent « buy ». Il en résulte que les salariés d’aujourd’hui sont les fournisseurs de demain. Mais dans ce cas, si les salariés sont reconnus comme actif immatériel, les fournisseurs aussi : ils participent au processus de création de valeur. Serait-il alors logique que le capital humain fasse l’objet de nombreuses attentions et que cette règle ne s’applique par au capital fournisseur ?

 

Est-ce à dire que les exigences de la direction des achats de demain vont diminuer ? Pas du tout. Mais les critères de mesure vont changer.

  • A la logique du prix facial, se substituera la logique du coût global intégrant notamment tous les coûts cachés et le coût du risque.
  • A la logique de l’hyper concurrence qui coûte une fortune aux équipes achats de certaines entreprises, notamment publiques, se substituera celle de la concurrence raisonnable (on ne change pas une équipe qui gagne, on ne consulte pas 25 entreprises pour une prestation marginale….)

On constate ainsi que le fait de voir le capital fournisseur comme un actif immatériel change beaucoup de choses et pose de nouvelles questions à l’acheteur : avons-nous des « fournisseurs de secours sur les produits clés » ? Quelle est la fidélité de nos fournisseurs, quelle est la satisfaction de nos fournisseurs, quelle est la santé financière de nos fournisseurs ? Renforçons-nous ou fragilisons-nous cette santé qui scelle pour longtemps notre pacte de co-création de valeur ? Travaillons-nous avec les bons dans leur secteur ? Quel est le coût global de l’achat, quelle est la qualité de notre système d’aide à la décision Make or Buy ?

Retour à liste
 

Par Jérôme JULIA
Jérôme JULIA

8ème JNAI : "L'immatériel, mission de l'entreprise et nouvelle responsabilité du dirigeant"

Inscrivez-vous dès maintenant à la 8ème Journée Nationale des Actifs Immatériels le vendredi 16 novembre 2018 de 14h00 à 19h00 suivi d'un cocktail au Hub de Bpifrance (6-8 Boulevard Haussmann à Paris). 

Détail de l'édito

Powered by WordPress Popup

Aller à la barre d’outils