Capital Fournisseurs et Partenaires

Capital Fournisseurs et Partenaires

Dans l’entreprise, la direction des achats est perçue comme « la main de fer ». Cela ne provient pas des acheteurs en tant que tels mais du rôle que l’entreprise leur demande de jouer : réduire les prix d’achat.

 

Nous pouvons annoncer à coup sûr un changement dans ce domaine.

 

En effet, dans l’économie de demain et déjà dans celle d’aujourd’hui, le fournisseur ne peut plus être considéré comme une ressource banalisée aisément remplaçable. Le fait que les entreprises externalisent de plus en plus n’a échappé à personne. La complexité croissante de chaque métier le justifie. Ainsi, pour des raisons de performance économique, la réponse à la question « make or buy », est de plus en plus souvent « buy ». Il en résulte que les salariés d’aujourd’hui sont les fournisseurs de demain. Mais dans ce cas, si les salariés sont reconnus comme actif immatériel, les fournisseurs aussi : ils participent au processus de création de valeur. Serait-il alors logique que le capital humain fasse l’objet de nombreuses attentions et que cette règle ne s’applique par au capital fournisseur ?

 

Est-ce à dire que les exigences de la direction des achats de demain vont diminuer ? Pas du tout. Mais les critères de mesure vont changer.

  • A la logique du prix facial, se substituera la logique du coût global intégrant notamment tous les coûts cachés et le coût du risque.
  • A la logique de l’hyper concurrence qui coûte une fortune aux équipes achats de certaines entreprises, notamment publiques, se substituera celle de la concurrence raisonnable (on ne change pas une équipe qui gagne, on ne consulte pas 25 entreprises pour une prestation marginale….)

On constate ainsi que le fait de voir le capital fournisseur comme un actif immatériel change beaucoup de choses et pose de nouvelles questions à l’acheteur : avons-nous des « fournisseurs de secours sur les produits clés » ? Quelle est la fidélité de nos fournisseurs, quelle est la satisfaction de nos fournisseurs, quelle est la santé financière de nos fournisseurs ? Renforçons-nous ou fragilisons-nous cette santé qui scelle pour longtemps notre pacte de co-création de valeur ? Travaillons-nous avec les bons dans leur secteur ? Quel est le coût global de l’achat, quelle est la qualité de notre système d’aide à la décision Make or Buy ?

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Par Emilie Lesage-Périlleux
Emilie Lesage-Périlleux

Lancement du site cap-immateriel.fr et de l'Ecole Française de l'Immatériel : deux actions phares de l'action collective avec la DGE

En juin 2012, l'Observatoire de l'Immatériel et le Ministère de l'Economie et des Finances représenté par le Direction Générale des Entreprises ont signé une convention régissant l'action collective "actifs immatériels des entreprises". Point d'orgue de cette action le site cap-immateriel.fr propose un référentiel et une méthode pédagogique qui s'adressent aux dirigeants de PME ainsi qu'aux acteurs financiers pour se familiariser avec l'immatériel. Et pour aller plus loin, une vingtaine d'experts sont prêts à se mobiliser pour proposer des formations à l'immatériel.  Retrouvez sur le site de l'Observatoire (onglet POUR VOUS AIDER) l'ensemble des livrables de l'action collective, autant d'outil au service des entreprises ! En savoir +

Détail de l'édito

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