Capital Systèmes d’Information

Capital Systèmes d’Information

Le Système d’Information a pris, en l’espace de 40 ans, une place dominante dans l’entreprise. Aujourd’hui l’informatique est la première activité économique mondiale. Cette croissance fulgurante qui défie toutes les lois de l’économie traditionnelle ne s’est pas faite sans heurts. En 1987, Robert Solow le pris Nobel d’économie déclarait « les ordinateurs sont partout sauf dans les statistiques de productivité ». Il indiquait ainsi que 30 ans après leur entrée dans les entreprises, les ordinateurs n’avaient pas amélioré la productivité de celle-ci. De nombreuses études ultérieures ont abouti à la même conclusion. A y regarder de plus près, on constate en fait que l’informatique a entraîné des gains majeurs… mais aussi des coûts, des gaspillages et des dérapages énormes. D’où cet impact moyen faiblement positif.

 

Que les informaticiens de 2007 se rassurent, les travaux récents sont plus favorables.

 

Conséquence de cette histoire de l’informatique, pour nombre de dirigeants, l’informatique coûte trop cher et la DSI est mal aimée. De ce fait, depuis le début des années 2000, de gros progrès ont été faits par des managers informatiques pour maîtriser leurs coûts.

 

Mais tout ceci cantonne le système d’information dans un registre qui cadre de plus en plus mal avec l’économie d’aujourd’hui. Cette vision le relègue au rang des moyens banalisés et des centres de coûts. Persister dans cette voie serait néfaste à l’entreprise car, dans une économie de plus en plus immatérielle, le système d’information est à la fois le support de stockage et le vecteur de la connaissance. C’est donc un actif immatériel dont l’importance ne cesse de croître qui est essentiel à la performance de l’entreprise.

 

Il appartient donc désormais au directeur des systèmes d’information de mettre en évidence la valeur de cet actif immatériel qu’il gère au quotidien. Quelle est sa couverture fonctionnelle, sa fiabilité, son ergonomie, son taux de service… mais aussi sa participation au processus de création de valeur et son impact sur le développement des autres actifs immatériels.

 

Nous ne connaissons que quelques entreprises, encouragées par le Cigref, qui ont engagé des projets de mesure de la valeur globale de leur SI. Ces projets ont pourtant un triple intérêt :

  • Ils permettent au DSI de prendre des décisions plus pertinentes (plus rentables pour l’entreprise)
  • Ils permettent de montrer la valeur du patrimoine informatique qu’ils ont créé et qu’ils administrent. Ils élèvent ainsi le Système d’Information au rang des actifs immatériels.
  • Enfin, ils font faire à l’entreprise un pas de géant en matière de gouvernance informatique car la mesure de la valeur immatérielle du Système d’information ne peut se faire par le DSI seul. Il lui faut pour cela coopérer avec la direction générale et les directions métier !

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Par Emilie Lesage-Périlleux
Emilie Lesage-Périlleux

Lancement du site cap-immateriel.fr et de l'Ecole Française de l'Immatériel : deux actions phares de l'action collective avec la DGE

En juin 2012, l'Observatoire de l'Immatériel et le Ministère de l'Economie et des Finances représenté par le Direction Générale des Entreprises ont signé une convention régissant l'action collective "actifs immatériels des entreprises". Point d'orgue de cette action le site cap-immateriel.fr propose un référentiel et une méthode pédagogique qui s'adressent aux dirigeants de PME ainsi qu'aux acteurs financiers pour se familiariser avec l'immatériel. Et pour aller plus loin, une vingtaine d'experts sont prêts à se mobiliser pour proposer des formations à l'immatériel.  Retrouvez sur le site de l'Observatoire (onglet POUR VOUS AIDER) l'ensemble des livrables de l'action collective, autant d'outil au service des entreprises ! En savoir +

Détail de l'édito

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