Capital Technologique

Capital Technologique

Qu’est-ce qui fait la différence entre l’Apple II et le dernier portable ? Qu’est-ce qui fait la différence entre la Renault 8 et la dernière Clio ?

 

Est-ce le matériel, c’est-à-dire la quantité de métaux, plastique, verre, tissu ou silicium ? Bien sûr que non. A ce jeu de comparaison, les vieux modèles seraient souvent gagnants.

 

En réalité, ce qui justifie l’écart de valeur entre une machine obsolète (modèle d’il y a 20 ou 30 ans) et un modèle actuel, c’est toute la connaissance qui est embarquée dans les produits d’aujourd’hui et qui n’existait pas jadis.

 

Ainsi, l’essentiel de la valeur des produits, ce qui leur confère un avantage concurrentiel, est très souvent issu du capital de savoir de l’entreprise, de son capital technologique ou encore des retombées de sa R&D.

 

Dans ce capital technologique sont intégrés les brevets, les secrets de fabrication, la R&D et le système de partage de la connaissance.

 

C’est probablement l’un des actifs immatériels les plus fragiles de l’entreprise. En effet, trop souvent, le capital technologique est négligé. La production de connaissances nouvelles qui permettent de lancer de nouveaux produits peut être dotée de moyens substantiels mais la capitalisation soigneuse et la pérennisation de la connaissance est très souvent défaillante

 

On entend souvent dire que la qualité du capital technologique réside dans la qualité des équipes de recherche mais c’est alors du capital humain. Tant qu’une connaissance clé n’a pas été rédigée et enregistrée, elle ne peut être considérée comme du capital technologique.

 

Ainsi, par exemple, la Nasa a perdu les plans de la fusée Saturn V et serait incapable de la reconstruire. Quel gâchis !

 

Quand on sait que la mise au point d’une molécule dans un laboratoire pharmaceutique prend souvent 10 ans. On imagine la perte de capital de savoir qui peut exister au fil du turn over dans l’équipe. Ceci n’est pas un cas d’école, c’est un vrai challenge immatériel.

 

La mesure et la gestion de ce qui fait 100 % de l’avantage concurrentiel des produits d’aujourd’hui et de demain exige donc une attention nouvelle.

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Par Emilie Lesage-Périlleux
Emilie Lesage-Périlleux

Lancement du site cap-immateriel.fr et de l'Ecole Française de l'Immatériel : deux actions phares de l'action collective avec la DGE

En juin 2012, l'Observatoire de l'Immatériel et le Ministère de l'Economie et des Finances représenté par le Direction Générale des Entreprises ont signé une convention régissant l'action collective "actifs immatériels des entreprises". Point d'orgue de cette action le site cap-immateriel.fr propose un référentiel et une méthode pédagogique qui s'adressent aux dirigeants de PME ainsi qu'aux acteurs financiers pour se familiariser avec l'immatériel. Et pour aller plus loin, une vingtaine d'experts sont prêts à se mobiliser pour proposer des formations à l'immatériel.  Retrouvez sur le site de l'Observatoire (onglet POUR VOUS AIDER) l'ensemble des livrables de l'action collective, autant d'outil au service des entreprises ! En savoir +

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