Travail invisible et productivité cachée, de nouvelles lunettes pour le DRH

Travail invisible et productivité cachée, de nouvelles lunettes pour le DRH

Le travail constitue une question centrale en France depuis plusieurs années. C’est le cas au niveau politique avec notamment :

  • Remise du rapport Badinter et ses 61 « principes essentiels » devant régir le code du travail ce 25 janvier
  • Le plan d’urgence pour l’emploi du gouvernement présenté par le Président Hollande le 18 janvier dernier
  • Le plan d’urgence pour l’emploi du MEDEF présenté fin 2015
  • Le rapport COMBREXELLE présenté en septembre 2015
  • Etc.

Le travail est également un sujet d’intérêt majeur pour le monde académique, par exemple :

  • Le thème du travail a été choisi par le Cercle des Economistes pour les Rencontres Economiques d’Aix-en-Provence de 2015 (« Et si le travail était la solution ? »)
  • La création d’un groupe d’étude sur le travail et la souffrance au travail (GIS GESTES) soutenu par le conseil régional d’Île-de-France en 2011
  • La création en 2007 du Centre de recherche sur le travail et le développement (CRTD) avec aujourd’hui 156 chercheurs et chercheurs associés, dont 53 doctorants
  • Etc.


Jérôme Julia vous propose dans cet article un nouveau regard sur le travail, dans le cadre sa contribution au 5ème forum du European HRD Circle du mois de juin dernier.

La thèse de l’article en quelques mots :

Parmi les trois facteurs de production classiques (le capital, le travail, la terre), le capital générateur de valeur est principalement immatériel, et non plus physique, matériel ou financier. Le travail, en conséquence, change de forme. Si le capital immatériel représente entre 60 et 70 % de la valeur des entreprises, alors le travail crée une sorte de flux vital pour « faire tourner » ce capital. Le travail se décompose alors en deux éléments : d’un côté l’accomplissement d’une tâche standard, potentiellement automatisable, qui s’appuie sur des actifs matériels et financiers comparables d’un acteur économique à l’autre ; d’un autre côté, l’activation d’un ou plusieurs immatériels (savoir-faire, actif relationnel, organisation…), éminemment distinctifs et spécifiques à l’entreprise dans sa singularité fondamentale.

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Par Emilie Lesage-Périlleux
Emilie Lesage-Périlleux

Lancement du site cap-immateriel.fr et de l'Ecole Française de l'Immatériel : deux actions phares de l'action collective avec la DGE

En juin 2012, l'Observatoire de l'Immatériel et le Ministère de l'Economie et des Finances représenté par le Direction Générale des Entreprises ont signé une convention régissant l'action collective "actifs immatériels des entreprises". Point d'orgue de cette action le site cap-immateriel.fr propose un référentiel et une méthode pédagogique qui s'adressent aux dirigeants de PME ainsi qu'aux acteurs financiers pour se familiariser avec l'immatériel. Et pour aller plus loin, une vingtaine d'experts sont prêts à se mobiliser pour proposer des formations à l'immatériel.  Retrouvez sur le site de l'Observatoire (onglet POUR VOUS AIDER) l'ensemble des livrables de l'action collective, autant d'outil au service des entreprises ! En savoir +

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